"Au bout de tout savoir et de tout accroissement de notre savoir,
il n'y a pas un point final, mais un point d'interrogation."
Herman Hesse

"Au bout de tout savoir et de tout accroissement de notre savoir,
il n'y a pas un point final, mais un point d'interrogation."
Herman Hesse
« L'âge adulte est l'âge propre de l'adaptation. Mûrir, c'est trouver sa place dans le monde.»
Emmanuel Mounier - Traité de caractère
A-t-on jamais fini de trouver sa place dans le monde...
Avant la pause saisonnière, je vous livre ce qu'il me reste de bon dans mon panier de phrases... histoire d'éviter qu'elles périment ou qu'elles s'assèchent pendant l'été...
« Chaque fois que nous entendrons dire : de deux choses l'une, empressons-nous de penser que, de deux choses, c'est vraisemblablement une troisième. » Jean Rostand
« Ignorer le passé, c'est aussi raccourcir l'avenir. » Julien Green
« A l'impossible je suis tenu. »
« Le poète est un mensonge qui dit toujours la vérité. » Jean Cocteau
«Qu'est-ce que l'amour ? C'est
le comble de l'union de la folie et de la sagesse.»
Edgar
Morin
Je vous proposerais bien un extrait de Un désir fou de danser d'Elie Wiesel, le livre que je lis en ce moment. Mais je ne peux me résoudre à choisir tant ce livre est beau et profond. Voici juste la quatrième de couverture.
« Le propre de l’Homme est de transformer ce qui l’entoure, sa nature est de vivre artificiellement. […] Ce pouvoir nouveau, pourquoi ne pas l’utiliser pour atteindre l’objectif le plus fascinant : améliorer l’Homme lui-même ? »
Albert Jacquard, Eloge de la différence
Qu’est-ce que cela signifie « s’améliorer » : S’humaniser, se civiliser, s’élever ?
S’améliorer, c’est devenir meilleur, changer en mieux. Meilleur en quoi ? Meilleur que quoi, que qui, dans quels domaines ? Et dans quel sens : plus performant ou bien plus
humain ?
S’il s’agit de performances, on peut se demander : Est-ce que les progrès scientifiques, l’accès à plus de connaissances peuvent contribuer à rendre l’Homme meilleur ? Meilleur, au sens de
« plus bon », plus de bonté, d'humanité. Dans l’absolu, que serait un homme bon ? (ou une femme, mais bon, dès qu'on dit d’une femme qu’elle est bonne, ça fait tout de suite un
autre effet…) en gros, c'est quelqu’un de bienveillant et d’aimant.
Quel sens cela a-t-il lorsqu’on sait qu’en chacun d’entre nous, il y a du bon et du mauvais. La bonté ou l'humanité peuvent-elle s’acquérir, se développer ? Devenir meilleur, c’est peut-être
réussir à mettre en exergue ce qu’il y a de bon en soi, sans pour autant refouler ou camoufler ce qu’il y a de mauvais. Mais en le transformant.
Car si l’homme peut transformer son environnement, c’est-à-dire ce qu’il y a d’extérieur à lui, il n’y a pas de raison a priori qu’il ne soit pas capable de transformations
intérieures.
En chaque être humain, il y a une part immuable et une partie en mouvement, susceptible de changer. Maintenant, pourquoi changer, pourquoi vouloir s’améliorer ? Parce que sinon, on meurt. Un homme qui n’évolue pas régresse. Le mouvement, le changement, c’est la vie.
Commentaires