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Poésies

Dimanche 6 novembre 2005

[...]
Qu'est-ce que ça peut vous faire
Ce qui m'est arrivé
Oui j'ai aimé quelqu'un
Oui quelqu'un m'a aimée
Comme les enfants qui s'aiment
Simplement savent aimer
Aimer aimer...
Pourquoi me questionner
Je suis là pour vous plaire
Et n'y puis rien changer.



Le poème en entier :
http://mortain.free.fr/Culture/Prevert/prevert2.htm

Par Sandra
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Mercredi 16 novembre 2005


J’ai dit : - « Tu viendras avec moi. » - Où : et
comment
palpitait mon être dolent nul ne l’a su,
pour moi il n’était point d’œillet, de barcarolle ,
mais rien qu’une blessure ouverte par l’amour.
 
J’ai répété comme à la mort : viens avec moi,
et nul n’a vu saigner la lune dans ma bouche,
et nul n’a vu ce sang monter vers le silence.
Amour ne pensons plus aux ronces de l’étoile !
 
Aussi quand j’entendis ta voix qui répétait
« Tu viendras avec moi » - je crus qu’elle lâchait
la douleur, l’amour, la fureur du vin captif
 
qui montrerait du fond de sa cave inondée.
À nouveau ma bouche a senti, pierre et brûlure,
une saveur de flamme et d’œillets et de sang.
 
Pablo Neruda

 

Par Sandra
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Jeudi 24 novembre 2005

Ma jeunesse est finie
Ma jeunesse est partie
Je reste sur le cul
avec quarante ans d’âge
J’ai pris le pucelage
de la maturité
Me voilà qui grisonne
me voilà qui bedonne
je tousse et je déconne
déjà déjà déjà
Ah quand j’étais jeune homme
que j’étais heureux! comme
un lézard au soleil 
 
regardant mes orteils
brunir au bord de l’eau
et mon abencérage
dresser son chapiteau 
Les années comptaient peu
les jours étaient légers
et toutes les nuits douces
Le ciel était bien bleu
Les lunes étaient rondes
La neige était bien tiède
Les blondes étaient blondes 
J’avais une cravate
En soi-e naturelle
Le mollet fort agreste
Le pied bon comme l’œil
Oui Oui mais maintenant,
c’est bien bien différent 
suis suis à bout de course 
je dévale la pente 
dies irae dies 
illa’ sic’ ibo ad astra
mais comme ce farceur
tombant d’un ascenseur 
disait aux spectateurs
des différents étages
qui le regardaient choir
"jusqu’à présent ma foi
ça ne va pas trop mal 
j’espère fermement
que ça continuera
encore un peu comme ça.
ainsi malgré les ans
la ride et l’urinal 
le bide et l’emphysème
la toux et un moral 
tant soit peu nostalgique
philosophiquement
 je vieillis essayant
de jouir de mon reste 
Sans feu et sans charbon 
sans lard et sans lardons 
sans œufs sans cinéma 
sans ouisquî sans soda
sans beurre sans taksi
sans thé ni chocolat
j'écris quelques poèmes
qui valent je l'espère
ceux que j'élaborais
 lorsque j'avais vingt ans
je les signais d'ailleurs
de la même façon
q-u-e-n-e-au
r-a-i-grec mond

Par Sandra
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Lundi 5 décembre 2005


Elle est retrouvée.
Quoi? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
[...] 
Mai 1872. Arthur Rimbaud

L'éternité, la sensation d'être hors du temps et de l'espace.
Lorsqu'on s'oublie soi-même ou que l'on est pleinement.

Par Sandra
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