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Chansons

Vendredi 8 septembre 2006



On les appelle bourgeois bohêmes  
Ou bien bobos pour les intimes  
Dans les chanson d'Vincent Delerm  
On les retrouve à chaque rime  
Ils sont une nouvelle classe  
Après les bourges et les prolos  
Pas loin des beaufs, quoique plus classe  
Je vais vous en dresser le tableau  
Sont un peu artistes c'est déjà ça  
Mais leur passion c'est leur boulot  
Dans l'informatique, les médias  
Sont fiers d'payer beaucoup d'impôts  
 
Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

[...]

Ils fréquentent beaucoup les musées,  
les galeries d'art, les vieux bistrots  
boivent de la manzana glacée en écoutant Manu chao  
Ma plume est un peu assassine  
Pour ces gens que je n'aime pas trop  
par certains côtés, j'imagine 
Que j'fais aussi partie du lot  

Les bobos, les bobos
Les bobos, les bobos

 ***

Extraits de la dernière chanson de Renaud
(dans son prochain album, Rouge Sang)


écouter  

 
Par Sandra
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Vendredi 13 octobre 2006


***

Tous les matins, des voyageurs malins se donnent rendez-vous
Dans les sous-sols à trous du métropolitain.
Des p'tits menteurs, des âmes aux coeurs taquins,
Se mettent sur les rails parmi la foule des gens qui baillent
Mais ne pensent pas qu'au travail. Vay vay vay...

D'abord on insère le ticket, On passe le tourniquet
On se faufile dans les couloirs, On se regarde dans les miroirs.

Et, la question se pose : Comment aller vite ?
Faut-il qu'on lévite pour éviter les ecchymoses ?

Tous les matins, des voyageurs mutins ont trouvé la technique
Contre la mécanique du trajet quotidien
Ils ont des têtes de travailleurs honnêtes
Mais sur les aiguillages, on voit s'pointer les vrais visages
De tous ces gens de passage.

D'abord on se marche sur les pieds
On se sourit pour s'excuser
Mais, on se carnivore du regard
On craque et on sort : « Hé ! Va t'faire voir ! »

La question se pose : Comment aller vite ?
Faut-il qu'on lévite pour éviter les ecchymoses ?

Bols et bérets calés
Dansent et tanguent à chaque coup de frein
A coup de coude, à coup de pied botté
On se dispute les strapontins
Cols et collants collés,
Les minijupes sur les pantalons
Les nez à nez, les bouches à bouches bées
Les culs tannés, les bas nylon
Les Saintes-Nitouches et les gens louches
Y s'touchent, y toussent, y s'poussent, y s'touchent tous....Atchoum !
Y s'mouchent !!!!

Tous les matins, des amateurs malins se donnent rendez-vous
Dans les sous-sols à trous du métropolitain.
Les jours de grève, c'est l'heure des histoires brèves,
Quand Chôment les aiguilleurs, ça multiplie les voyageurs,
Dans les wagons des omnibus, plein à craquer jusqu'au terminus ! ?.. minus!!!!

***

Pour écouter la chanson, cliquer ici

Par Sandra
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Dimanche 15 octobre 2006

J
e rêvais d'un autre monde Où la terre serait ronde Où la lune serait blonde Et la vie serait féconde
Je dormais à poings fermés Je ne voyais plus mes pieds Je rêvais réalité Ma réalité
Je rêvais d'une autre terre
Qui resterait un mystère Une terre moins terre à terre Oui je voulais tout foutre en l'air
Je marchais les yeux fermés Je ne voyais plus mes pieds Je rêvais réalité Ma réalité m'a alité
Oui je rêvais de notre monde Et la terre est bien ronde Et la lune est si blonde Ce soir dansent les ombres du monde
A la rêver immobile Elle m'a trouvé bien futile Mais quand bouger l'a faite tourner Ma réalité m'a pardonné
Un autre monde, Téléphone
Par Sandra
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Vendredi 27 octobre 2006


Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais parlé
Elle hésite, elle est si gauche
Que je l'ai toujours cachée

Je la mettais dans ma poche
Et là elle broyait du noir.
Elle jouait avec les croches
Et s'inventait des
histoires

Je t'écris de la main gauche
Celle qui n'a jamais compté
C'est celle qui faisait les fautes
Du moins, on l'a raconté.

Je m'efforçais de la taire
Pour trouver le droit chemin
Une vie sans grand mystère
Où l'on n'se donne pas la main.

Des mots dans la marge étroite
Tout tremblants qui font des dessins.
Je me sens si maladroite
Et pourtant, je me sens bien.

Tiens voilà, c'est ma détresse
Tiens voilà, c'est la vérité.
Je n'ai jamais eu d'adresse
Rien qu'une fausse identité.

Je t'écris de la main bête
Qui n'a pas le poing serré
Pour la guerre, elle n'est pas prête
Pour le pouvoir, l'est pas douée.

Voilà que je la découvre
Comme un trésor oublié
Une vue que je recouvre
Pour les sentiers égarés.

On prend tous la ligne droite
C'est plus
court, oh oui, c'est plus court
On n'voit pas qu'elle est étroite
Y a plus d'place pour l'
amour.

Je voulais dire que je t'aime
Sans espoir et sans regrets
Je voulais dire que je t'aime
T'aime, parce que ça sonne vrai.

Danièle Messia

Une chanson, que j'aime bien... et que je fredonne dans ma tête... vous l'entendez ?

Par Sandra
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