Le Solitaire
Je suis en train de lire Le Solitaire, premier et unique roman de Ionesco... pas vraiment passionnant pour l'instant, je ne sais pas encore si j'arriverai au bout, mais voilà, je suis tombée sur ce passage qui m'a interpellée et même réveillée d'une lecture plutôt soporifique...
« Je me rendis compte que je pensais trop, moi qui m'étais promis de ne pas penser du tout, ce qui est bien plus sage puisque, de toute façon, personne n'y entend rien.
Je philosophe trop. C'est cela mon tort. Si j'avais été moins philosophe, j'aurais vécu plus heureux. On ne doit pas philosopher quand on n'est pas un grand philosophe. Et même ceux-là, quand ils sont grands, sont pessimistes, ou arrivent à des conclusions qu'il nous est impossible de comprendre. Ou alors ils nous proposent l'explosion de tous nos désirs : où arriverions-nous ? »
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